Cette année, une petite révolution a eu lieu aux Glénans : un nouveau système de rangement à bord a été instauré pour faciliter l’inventaire avant le départ en croisière. Mieux identifié, le matériel obligatoire est aussi mieux vérifié !


Les points essentiels à vérifier

Dans chaque bateau Glénans, un classeur technique et un classeur de liaison compilent les documents servant à vérifier les points névralgiques ; en cas de problème, on a encore le temps avant de démarrer le stage pour demander à l’équipe technique d’intervenir le matin même. Un guide de démarrage, très visuel et simple d’accès, aide le moniteur à vérifier l’état des voiles, le circuit électrique, le gréement, la barre, le moteur, l’électronique, les réchauds, les WC, les fonds, et la pompe de cale. De la charge des batteries au sertissage des câbles, rien ne peut lui échapper !

Le matériel de sécurité

Un inventaire imprimé liste pour chaque bateau de l’association l’équipement qui doit être à bord. Auparavant classé par thématique, le matériel (de navigation, de vie à bord ou de sécurité) est désormais regroupé par rangement : coffre cockpit, baille à mouillage, table à cartes… La nouvelle réglementation maritime - la fameuse division 240 - a instauré de nouvelles zones de navigation : basique jusqu'à 2 milles notamment pour les embarcations non immatriculées ; côtier de 2 à 6 milles ; semi-hauturier de 6 à 60 milles ; hauturier au-delà de 60 milles. Les Glénans se conforment bien évidemment à l’obligation de matériel de sécurité précisée pour chacune des zones, en cherchant cependant à améliorer cette dernière : par exemple, sur nos bateaux côtiers, on trouve radeau de survie et VHF ASN fixe. Un plan type du bateau, extérieur et intérieur, est affiché dans le carré, et permet de repérer les emplacements du radeau de survie, des extincteurs, les points de ralliement pour évacuer… Durant le « topo sécu » que fait le moniteur aux stagiaires pour leur expliquer comment manier cet équipement, il est important de vérifier les dates de péremption des extincteurs, feux et fusées, ainsi que le bon fonctionnement des brassières.
 

Quels documents doivent être à bord ?

L’acte de francisation, le fascicule du radeau de survie, la vérification annuelle, l’assurance du bateau, la licence VHF, 2 rapports de mer, 2 individuelles accident.

Les pièges auxquels on ne pense pas

Attention à prévoir du temps pour l’inventaire : celui-ci prend au moins 1h30. Il ne s’agit pas de seulement pointer la présence à bord du matériel listé, mais de vérifier concrètement son contenu et son bon fonctionnement (par exemple, le nombre de cartes est-il exact, et dans quel état sont-elles ?).

Les bonnes pratiques aux Glénans

Sur chaque base, on essaie de ranger tous les bateaux de la même façon afin qu’il soit plus facile de trouver le matériel, qui est de plus en plus conséquent en matière de sécurité.

Profiter des premiers bords pour finir sa vérification

S’assurer du bon fonctionnement du moteur (surtout son refroidissement) est essentiel. Les voiles sont établies pour la première fois et un contrôle visuel permet de ne pas passer à côté d’une déchirure imminente ou d’une latte disparue. Même chose en ce qui concerne l’état de tension du gréement au près : le gréement sous le vent ne doit pas être trop mou. Simuler une manœuvre d’homme à la mer lors de cette première sortie est une bonne pratique, qui permet de s'assurer que l'on a bien pris en main le voilier.