Aux Glénans, la sécurité est une préoccupation primordiale : à tous les niveaux d’enseignement, les stagiaires acquièrent les bons réflexes qui feront d’eux des pratiquants et des chefs de bord responsables.


L’accident en mer est très souvent le fruit de négligences basiques qui auraient pu être évitées ; aux Glénans, la mise en place d’un observatoire dédié permet d’en analyser les causes au cas par cas, qu’elles soient directes ou indirectes (comme l’illustre la fameuse « loi de Murphy » dont chaque stagiaire entend parler au début de sa formation). Adapter son matériel, son équipement, mais aussi son comportement au programme de navigation prévu est primordial : l’anticipation, c’est le B.A-BA du sens marin.


1. On ne part jamais en mer sans avoir consulté avec attention les prévisions météo, en multipliant si possible les sources d’informations. Si on navigue dans une zone que l’on ne connaît pas, on n’hésite pas à demander conseil aux plaisanciers ou pêcheurs locaux.
2. On ne part pas sans cartes marines et Pilote Côtier à jour, pour pallier à une éventuelle panne du matériel de navigation électronique.
3. On prévient une personne à terre de l’heure prévue de sortie en mer, du programme prévisionnel de navigation et des différentes options, de la destination, et de la date/heure de retour.
4. On évite de partir naviguer après une nuit blanche et/ou une nuit alcoolisée.
5. On ne part pas sur l’eau le ventre vide, et on prévoit un avitaillement un peu plus large que prévu.
6. On vérifie que la pharmacie de bord contient l’essentiel (au moins du Paracétamol, du désinfectant, des pansements, de quoi calmer les brûlures et le mal de mer).
7. Même s’il fait beau et chaud, on prend de quoi se couvrir : tee-shirt, polaire et chaussettes de rechange, bottes ou chaussures de pont, veste de quart… Et on n’oublie pas protection solaire, lunettes de soleil (avec cordon de serrage pour ne pas les perdre) et casquette, avec cordon également!
8. Les porteurs de lentilles de contact et de lunettes emmènent une deuxième paire (avec cordon de serrage également) : hors de question de se retrouver avec -6 dioptries à bord d’un voilier malmené par un coup de tabac !
9. On vérifie que chacun a une brassière individuelle, et on la porte en toutes circonstances ! Dès que les conditions météo s’aggravent, qu’il fait nuit, que l’on est seul ou à deux sur le pont, on croche son harnais sur la ligne de vie.
10. On fait un inventaire du bateau en bonne et due forme, en insistant sur les points sensibles du gréement.
11. On contrôle que VHF, téléphone, GPS portables, lampes frontales et flashlights fonctionnent.
12. On s’assure que chacun sait où se trouve le matériel de sécurité obligatoire (feux, fusées, extincteur et radeau de survie non périmés…) et comment l’utiliser ; dans l’idéal, si on part avec des néophytes, on commence par les initier aux HLM (manœuvres de récupération d’homme à la mer) et leur expliquer comment réduire la voilure et allumer le moteur. Une liste d’équipement à rassembler en cas d’urgence est affichée en évidence au-dessus de la table à cartes.
13. On assure une veille visuelle et auditive permanente, pour éviter de se retrouver avec trop peu de temps pour réagir, notamment dans le cas d’une route de collision avec un autre navire. Et on observe toute variation de l’état de la mer ou du vent, en ne prenant pas pour acquis les prévisions météo !
14. Un bateau rangé est en bateau en sécurité ! Les manœuvres courantes ne sont pas emmêlées, les hublots fermés en navigation, la vaisselle lavée et rangée, le carré accessible…